Thématiques - Actualités - Santé

Parce qu’elles sont riches en fibre et favorisent le transit, les algues s’invitent de plus en plus dans nos assiettes. Qu’elles soient fraiches ou bien séchées, on les cuisine à toutes les sauces. Mais attention au risque d’excès d’apports en iode, prévient l’agence nationale de sécurité sanitaire. En effet, un apport excessif et régulier en iode peut entraîner des dysfonctionnements de la thyroïde, mais aussi des effets indésirables notamment pour le coeur ou les reins. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation déconseille aux personnes présentant un dérèglement de la thyroïde ou une insuffisance rénale de consommer des aliments et des compléments alimentaires contenant des algues. Leur consommation est également déconseillée aux personnes traitées avec un médicament contenant de l’iode ou du lithium ainsi qu’aux femmes enceintes ou allaitantes, hors avis médical. Par ailleurs, prendre des produits aux algues pour corriger une déficience en iode est une mauvaise idée souligne l’agence qui s’appuie sur la valeur limite supérieure de sécurité pour l’iode soit 600 microgrammes par jour pour l’adulte . Dans certains produits à base d’algues que l’on trouve dans les gammes transit et minceur, la teneur en iode peut être particulièrement élevée. L’Anses a identifié des espèces d’algues particulièrement riches en iode comme les algues brunes laminaires Laminaria spp et Saccharina spp, ainsi que l’algue rouge Gracilaria verruqueuse. Le marché des produits à base d’algues est en constante progression en France. On en trouve dans les conserves, les condiments, les tisanes, les boissons ou encore les biscuits. C’est pourquoi il convient d’être vigilant et de privilégier des denrées à faible teneur en iode.

07-08-2018 08:57:18 - Docavenue