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Développées depuis une dizaine d’années, les prothèses rétiniennes offrent à certaines personnes aveugles de percevoir des signaux lumineux. Seulement voilà, l’image restituée est encore loin d’être précise. Mais une équipe de chercheurs français vient de faire une incroyable découverte qui ouvre la voie à de prometteuses améliorations.

Développées depuis une dizaine d’années, les prothèses rétiniennes offrent à certaines personnes aveugles de percevoir des signaux lumineux. Seulement voilà, l’image restituée est encore loin d’être précise. Mais une équipe de chercheurs français vient de faire une incroyable découverte qui ouvre la voie à de prometteuses améliorations.

Qu’est-ce que la prothèse rétinienne ? Le dispositif se compose de trois éléments : une paire de lunettes équipée d’une caméra miniature, un boîtier électronique portatif qui transforme les informations de la caméra en un signal électrique et un implant posé directement sur la rétine. Les informations perçues par la caméra sont transmises à l’implant qui stimule à son tour la rétine déficiente avec des impulsions électriques, qui sont ensuite acheminées jusqu’au cerveau via le nerf optique. Equipés de ces implants, les patients totalement aveugles recouvrent des perceptions visuelles sous forme de taches lumineuses. Malheureusement, à l’heure actuelle, les signaux lumineux perçus ne sont pas assez nets pour reconnaître des visages, lire ou encore se déplacer en parfaite autonomie.

Pour comprendre les limites de résolution de l’image générée par la prothèse et trouver des pistes pour optimiser le système, des chercheurs du CNRS, du CEA, de l’Inserm, de l’AP-HM et de l’université d’Aix-Marseille ont mené une vaste expérimentation sur le rongeur. En conjuguant leurs compétences en ophtalmologie et en physiologie du système visuel, ils ont identifié deux facteurs limitant la résolution des prothèses. À partir de ces résultats, ils ont réussi à améliorer la précision de l’activation prothétique. Publiés dans le journal scientifique eLife, ces travaux ouvrent la voie à de nouveaux progrès pour les prothèses rétiniennes chez l’homme dans le but d’améliorer la qualité de vie des patients implantés.

30-08-2016 02:28:09 - Docavenue