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Près d’un étudiant sur deux pratiquerait l’automédication si l’on en croit une étude de l’assurance maladie des étudiants. On apprend aussi qu’une grande majorité d’entre eux ne consulte pas de médecin spécialiste alors qu’ils en ont besoin. Délais des consultations trop longs, tarif trop élevé. Voilà en partie ce qui explique le manque de rigueur des étudiants lorsqu’il s’agit de leur santé. 73% des étudiants et 60% des lycéens affirment ne pas consulter un médecin spécialiste alors qu’ils en ont besoin. Et le moins que l’on puisse dire cest que la santé n’est pas leur priorité. En effet, avec un budget moyen de 382 euros par mois, un étudiant consacre seulement 3 % de cette enveloppe à la santé contre 17 % pour les soirées. Rien d’étonnant alors que 42% d’entre eux pratiquent l’automédication et que 65 % sollicitent l’aide des parents pour payer leurs dépenses de santé. Dans l’ensemble, les étudiants et lycéens se préoccupent assez peu de leur santé et de leur bien-être. 30 % des étudiants et 38 % des lycéens ne font pas attention à ce qu’ils mangent. 93 % reconnaissent grignoter entre les repas, parfois par gourmandise. L’étude nous apprend aussi que 51 % ne prennent pas le petit déjeuner. Par ailleurs, 56% des étudiants et 41% des lycéens évoquent des problèmes de sommeil. Ainsi 21% des étudiants et 12 % des lycéens dorment moins de 6 heures par nuit en raison notamment d’une utilisation prolongée de leur smartphone. En matière de sexualité, il ressort que 71 % des étudiants ne se font pas toujours dépister après un changement de partenaire. Ce chiffre est plus alarmant chez les lycéens (80 %). Tout aussi inquiétant, moins de la moitié des étudiants (41 %) ne s’est jamais fait dépister alors qu’ils sont 62 % chez les lycéens.

03-07-2018 05:43:46 - Docavenue